Quand le sommeil démocratique algérien se prolonge

Un réveil toujours retardé

Ah, l’Algérie, notre chère patrie, qui semble coincée dans un sommeil profond, semblable à celui d’un ours en hibernation. Notre pays est devenu le maître dans l’art de repousser les décisions importantes, et ce n’est plus seulement frustrant, c’est carrément exaspérant. On pourrait presque croire que la procrastination est inscrite au patrimoine culturel, si ce n’était pas si tragique.

Les promesses, ces sables mouvants

Entre des annonces gouvernementales qui n’aboutissent jamais et une population lassée de tant de promesses non tenues, on se demande où va la nation. Prétendument, des réformes arrivent. On nous assure que tout va changer, mais changé comment, et surtout, quand ? Mystère et boule de gomme. Le pays est en attente, les jeunes en particulier, qui voient leur avenir mourir lentement dans l’immobilisme.

Une jeunesse en quête d’oxygène

Nos jeunes, eux, veulent bien croire au Père Noël, mais même au-delà de la Méditerranée, là-bas où les bateaux finissent par échouer, l’espoir est devenu une denrée rare. Mais rien n’y fait, on continue à remplir des promesses creuses comme un puits sans fond. Le décalage entre le discours ronflant de nos dirigeants et la triste réalité vécue par le peuple a peut-être un jour comique, mais il n’est malheureusement que tragique aujourd’hui.

Énième épisode d’une série sans fin

Alors, que fait le peuple ? Il attend. Comme si attendre était devenu la devise nationale. De promesses électorales en nouveaux gouvernements, l’Histoire se répète comme un vieux disque rayé. Et nous, pauvres fous, restons là, les yeux mi-clos, l’esprit engourdi par l’ennui et une soupe tiède de discours soporifiques.

C’est à se demander, que faut-il de plus pour réveiller cette torpeur ? Peut-être qu’un jour, nous aurons un vrai sursaut. Ou peut-être continuerons-nous à somnoler, bercés par des rêves de réformes qui n’arriveront jamais. Certains pays comptent sur leurs ressources pour briller, d’autres sur leur ingéniosité. Nous, on préférerait sans doute juste se réveiller à temps.

Certains comptent les moutons pour dormir. Moi je compte les scandales. Je ne dors plus.

— Moh Berkane

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