Mesdames et Messieurs, bienvenus dans l’absurde théâtre de la politique algérienne ! Aujourd’hui, le rideau s’ouvre sur la dernière saga qui se joue dans les coulisses de notre chère Assemblée nationale. Alors que le citoyen lambda se débat entre prix exorbitants et rêves déchiquetés, nos honorables élus ont trouvé moyen de se lancer dans une conversation brûlante : comment rendre la Constitution encore plus poussiéreuse qu’elle ne l’est déjà ?
Le Const-inutile Show
Imaginons un instant : des messieurs cravatés débattant sérieusement sur des virgules et des alinéas, tout ça pour pondre une version plus alambiquée de ce bon vieux texte qui devrait normalement servir comme colonne vertébrale de la démocratie. Pourtant, dire que la Constitution est plus souvent utilisée comme cale-porte que comme un document juridique sérieux en Algérie, c’est rester poli.
De Charybde en Scylla
Il est grand temps que nos adeptes du cigare et du fauteuil en cuir réalisent une chose. Changer un mot ici ou là ne remplacera jamais la bonne volonté de respecter ce qu’on a déjà mis noir sur blanc. Mais comprendre ça, c’est dépasser le cap de la logique pour entrer dans une dimension où l’intérêt public prime sur les petites guerres d’ego. Et ce n’est pas demain la veille qu’on y sera.
Rien de neuf sous le soleil
Au lieu de se pencher sérieusement sur des réformes visant le changement réel, nos chers législateurs préfèrent se la jouer Scrabble juridique. Ils remuent du vent dans un pays qui aurait besoin d’une tornade de changements. Et pendant ce temps, la population continue de patauger dans l’incompréhension, l’indifférence totale et la désillusion. Pas grave, les moutons électoraux suivront tant qu’on leur fait briller quelques faux espoirs.
En attendant, on se prend à rêver d’un jour où la Constitution servira à autre chose qu’à étayer les discours pré-rédigés des politiciens en campagne. Un jour où elle protégera réellement et deviendra la boussole d’une Algérie meilleure. Mais qui sait, peut-être qu’on en reparlera dans quelques dizaines d’épisodes ou dans une prochaine vie !
Certains comptent les moutons pour dormir. Moi je compte les scandales. Je ne dors plus.
— Moh Berkane

