Le grand spectacle politique
Avez-vous déjà remarqué à quel point nos politiciens aiment faire du bruit ? En Algérie, la politique s’est transformée en un cirque où les acrobates en costume-cravate jonglent avec nos espoirs et nos promesses. Ils arrivent sur la scène, maquillés, avec des sourires éclatants et une volonté de fer, mais dès que les projecteurs s’éteignent, la réalité est tout autre.
Le dernier numéro de ce spectacle ? Les élections. La grande farce que tout le monde attend, mais que personne ne prend vraiment au sérieux. On nous promet monts et merveilles, mais à la fin, c’est toujours la même soupe. Des promesses vides comme le box-office d’un film d’auteur local. Cela fait combien de fois qu’on nous dit que cette fois, c’est la bonne ? Que le changement est à portée de main ? Et pourtant, adieu, espoir !
Les acrobaties du pouvoir
Les manœuvres politiques, c’est un peu comme un numéro de magie : un coup de baguette, un illusionniste en jogging qui nous fait disparaître la vérité. Regarde ! Les partis remplissent les lieux de divertissement avec des discours pleins de chiffres et de statistiques. Mais au fond, c’est le vide sidéral. Aucune substance, uniquement du vent, et pendant ce temps, la population est en attente, comme un enfant espérant un cadeau de Noël qui ne viendra jamais.
Et qu’en est-il de la jeunesse ? Celle qui aspire à un avenir meilleur ? Comme souvent, elle se retrouve piégée dans cette mascarade. Les diplômés se languissent dans des files d’attente pour décrocher un emploi, pendant que l’élite se bat pour une place au soleil, les yeux rivés sur leurs privilèges. Aucun intérêt pour le peuple, juste un savant mélange de numéros de prestidigitation pour faire diversion.
Le cirque peut-il revenir à la raison ?
Quand vais-je enfin voir un numéro où le clown se prend au sérieux et propose des solutions ? Peut-être quand l’illusion se dissolve et que la réalité surgit, mais en attendant, nous continuons à devenir les spectateurs cyniques de ce cirque sans fin. Allons-nous enfin ouvrir les yeux ? Ou allons-nous continuer à nous anesthésier avec des petites phrases et des promesses qui sentent bon le thé à la menthe ? La question reste en suspens.
— Moh Berkane
