Quand l’Algérie s’invite à bord du Titanic de la COP28

Ah, la COP28… Encore une de ces grandes messes mondiales où l’on brasse plus d’air que de véritables solutions. Les plus cyniques diront qu’il est presque ironique de voir des chefs d’État en costume-cravate discuter d’un réchauffement climatique qui fera fondre autant leur glacière que leur crédibilité. Et cette année, devinez qui trouve un strapontin dans ce grand bal de la vanité écologique ? Oui, l’Algérie.

L’Algérie et ses valises de promesses creuses

Notre cher pays arrive les bras chargés de promesses plus légères que nos sachets de plastique volante. On nous parle de transition énergétique, de protection de l’environnement et autres mots échappés d’une comédie romantique ratée. Mais allez savoir pourquoi, à chaque nouvelle conférence, l’Algérie nous joue le même refrain en oubliant de changer quelques strophes.

À croire que la seule énergie qu’on maîtrise, c’est celle du discours bien rôdé et surtout bien creux. Après tout, on connaît l’astuce : on promet monts et merveilles, et on repart en se disant ‘inch’Allah pour la prochaine fois’.

L’art de détourner les yeux

Pourquoi avons-nous tant de mal à passer de la parole aux actes ? Peut-être parce qu’on préfère fermer les yeux en attendant le miracle. C’est un peu comme un enfant qui cache sa tête sous l’oreiller en espérant que le monstre sous son lit disparaisse. Le problème, c’est que le monstre écologique grandit et qu’à force de fermer les yeux, on va se réveiller en sursaut avec une planète exsangue.

L’idée même que l’Algérie se donne des airs de sauveur climatique, c’est comme voir un pompier sans tuyau débarquer sur le lieu d’un incendie. Du coup, que retiendra-t-on de cette conférence ? Certainement pas un plan concret ou des objectifs ambitieux, mais plutôt l’énième épisode d’un feuilleton où la morale est toujours plus polluée que nos rivières.

Il paraît même qu’on va discuter chiffres, à propos du carbone évidemment. On serait tenté de dire : ‘Chiche, allons jusqu’au bout de l’hypocrisie !’ Mais bon, entre pansements sur jambes de bois et fileuses de coton, on a de quoi tricoter un grand manteau de résignation. Et pendant ce temps, la planète chauffe comme un couscoussier oublié sur le feu…

Certains comptent les moutons pour dormir. Moi je compte les scandales. Je ne dors plus.

— Moh Berkane

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